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Faut-il avoir peur de l'autoformation ?
C'est la question que posaient les Cahiers pédagogiques, dans le numéro de janvier 1999.
Pour les professionnels de la formation et de l'éducation, la notion n'est pas sans causer
inquiétude ou défiance.
Que penser des savoirs parcellaires et des fourvoiements de certains autodidactes ?
Que vont devenir les professionnels, si les gens se forment par eux-même ?
Quelle prétention, ou quelle associalité cache cette démarche ?
N'y a-t-il pas là une ruse de managers pour que les salariés se forment à moindre coût
ce qui aura pour conséquence que seuls les plus formés auront accès à la formation ?
Finalement l'autoformation, n'est-ce pas un mythe à combattre tout comme celui des pédagogues
qui se poseraient en "ennemis" des disciplines instituées par leurs aproximations
et leurs compromis démagogiques?
Une fois posées ces quelques questions, essayons d'y voir un peu plus clair
dans un phénomène social qui démarre au XVIIIième siècle pour devenir sans doute une
des caractéristique majeure du XXIième.
On parle en effet de société du savoir, de société apprenante et les enjeux de l'accès au savoir
et de sa reconnaissance sont ceux de l'accès à une place et à une identité sociale valorisée.
Posons que le savoir est un pouvoir. Pouvoir d'agir, pouvoir de comprendre et en dernier lieu,
sans doute, pouvoir d'accéder à sa propre existence comme sujet libre de construire le sens
qu'il donne à ce qu'il vit.
La métaphore de Diogène dans son tonneau demandant à Alexandre "otes toi de mon soleil!"
illustre bien ces enjeux existentiels et l'on peut dire que l'autoformation poussée jusque là
c'est bien la capacité de penser par soi même en s'affranchissant un tant soit peu des évidences
qui se présentent à nous trop facilement.
Présentation :
Certains secteurs professionnels nécessitent d'avoir recours régulièrement
à la formation professionnelle continue pour rester performants sur le marché du travail.
Si l'autoformation est souvent vue comme l'unique alternative pour se former,
notamment dans le secteur des NTIC, il est conseillé de miser sur un stage de formation d'initiation
(de quelques jours), utile pour acquérir les bases de la compétence recherchée
et permettant par la suite d'optimiser une éventuelle autoformation.
L'autoformation est fréquente aussi chez des adultes souhaitant se réorienter,
changer leur parcours professionnel.
Ils utiliserons l'autoformation à défaut d'une formation ou bien en complément.
On trouve aussi beaucoup de personnes, qui pratiquent l'autoformation chez les amateurs :
Matières techniques et scientifiques (archéologie, astronomie, écologie,
mécanique, aéronautique, nautisme, électronique, informatique etc.)
Matières artistiques et culturelles (musique, arts plastiques vidéographie, photographie,
cinématographie, littératures etc.)
Activités sportives (connaissance anatomique diététique, techniques, ...)
Les inconvénients :
Durée d'apprentissage plus longue
Manque de recul, d'objectivité, de discernement etc.
Solitude
Les avantages :
Acquis durables
Satisfaction personnelle
Indépendance
coûts (moins onéreux qu'une formation courante, mais souvent plus élevés en achat
de documentation, en matériels)
Les contraintes :
Autodiscipline
Organisation
Curiosité, ouverture d'esprit
Patience, perspicacité, volonté
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Sources : Wikipédia |
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